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7 août, 2020 |

Écrire notre ÉPITAPHE

L’aube a-t-elle jamais oublié de nous ramener la lumière chaque matin? Et la nuit d'assourdir le vacarme des villes et celui des casseroles dans nos maisons? Envers et contre tout, l’hiver s’est enfui, la neige a fondu et le printemps s’empresse de céder sa place à l’été magnifique, enjolivé de fleurs multicolores, d’arômes de fines herbes et de grillades délicieuses.

 

Nos vies ont été bouleversées et pourtant, comme la sève dans les branches, le sang coule dans les veines de la vie. Et c’est notre valeur sûre, malgré le nombre affolant de vies ayant quitté l’ici-bas avant l’heure.

 

En vain, en ce temps de quarantaine, j’ai fouillé toutes les pages des médias pour essayer de comprendre les agissements du malin virus. Et tout ce qui m’en reste c’est le nombre de morts partout sur le globe. Et je me dis que, nous sommes peut-être comme les feuilles des arbres, des générations d’hommes qui arrivent, fleurissent, contribuent et tombent alors que le tronc de l’arbre demeure toujours vivant (allusion à Homère dans l’Iliade, IXe siècle av. J.-C.). Tout comme les bourgeons qui deviennent des fruits transportant dans leurs chairs la précieuse semence des prochaines générations.

 

Alors, toute seule dans ma caboche, je me demande qui pourrait bien avoir raison. Selon le poète de l’antiquité, la vie est un arbre qui ne cesse de renaître. Et, dans l’immensité du temps, l’existence de chacun d’entre nous pourrait faire partie d’une récolte saisonnière.

                    

Nous naissons tout petit bourgeon, sorti d’un ventre maternel, nous apprenons à marcher, à parler, à étudier, à travailler, à aimer et à nous reproduire. Ce faisant, nous arrivons à maturité. Et très tranquillement, l’assagissement des corps ralentit nos ardeurs, la lumière faiblit et le blanc hâtif de l’âge couronne nos têtes.

 

Comme les feuilles d’automne lorsqu’arrive la dernière valse, nous tremblotons en dansant. Encore ivres de vie, nous nous accrochons aux branches glacées, aux souvenirs mémorables et aux êtres que nous avons aimés. Et lorsque s’arrête le bruit du monde, nos cœurs chavirent dans l’inconnu. Inanimées, nos chairs affadies s’entremêlent aux robes du vent, virevoltent et finalement plongent dans le ventre nourricier de la terre.

 

Et ainsi, le cycle de la vie recommence. Sans le savoir, nous alimentons les racines des arbres pendant que là-haut, leurs branches squelettiques affrontent les assauts du vent, du froid, de la pluie et de la neige.

 

Ce sont pourtant les racines qui gardent contact avec la charpente. Elles s’assurent que le sang de la vie coule dans les veines de l’arbre, du tronc sous la terre jusqu’aux plus fines rainures des branches les plus hautes.

Et c’est peut-être ainsi que la vie se perpétue année après année, génération après génération. Siècle après siècle, les bras chargés de l’Univers déposent des cargaisons de bourgeons un peu partout sur la planète. Comme si le Créateur avait lancé une poignée de graines sur la terre au lieu de dire : « Que l’homme soit! »

 

Bref, même si j’aime le perpétuel recommencement, je laisse chacun d’entre vous à sa propre théorie. Et à cet effet, je vous raconte ce qu’un ami, aussi vieux que moi,

me suggérait l’autre jour.

 

« Après tous ces mois de réflexion sur ta vie, ma chère Cora, tu devrais écrire ton épitaphe en conclusion. Ça constitue une belle recette de vie pour la suite des choses. Une recette pas du tout usuelle ni futile, et peut-être drôlement aidante pour arriver à vivre davantage en accord avec tes présentes convictions et non continuellement influencée par tes expériences passées, souvent négatives ou malheureuses. Prends le temps de te rappeler les meilleurs moments de ta vie, les moins bons et les pires aussi. Ensuite, reviens à aujourd’hui, à qui tu es vraiment, à ce que tu as vraiment à cœur et à ce que tu aimerais que tes enfants se souviennent de toi. »

 

Je vous transmets donc la recette dans mes propres mots.

L’exercice consiste à écrire votre ÉPITAPHE.

Pour ce faire, utilisez quelques mots de votre cru, une citation qui vous touche, un proverbe qui vous définit; tout ce qui, en quelques mots, vous représente le mieux.

Cet exercice vous permettra un moment d’introspection et aussi une réflexion sur la nouvelle ligne directrice du reste de votre vie. Votre épitaphe dira brièvement qui vous êtes aujourd’hui et surtout quelle trace de vous-même vous souhaitez laisser dans le souvenir des autres.

 

L’ultime bienfait est aussi de vivre votre épitaphe de votre vivant. Et pour ce faire, demandez-vous comment vous pourriez incarner davantage la nouvelle courte phrase vous définissant.

 

Pour vous aider, voici l’épitaphe que j’ai moi-même écrite quelques jours après le précieux conseil de cet ami.

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          CORA MUSSELY

« Heureuse, je quitte l’ici-bas
      usée jusqu’à la corde. »

               1947-2047

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Ma ligne directrice devenant pour moi :

1) cultiver le bonheur

2) épuiser tous mes talents

3) et vivre le plus longtemps possible

        ❤️

      Cora

 

Pst : Allez-y, essayez-vous. Pendant le confinement, vous avez eu beaucoup de temps pour réfléchir. Et ça fait tellement de bien de faire le ménage dans sa tête.

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