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18 décembre, 2020 |

Ma lettre au père Noël!

   Père Noël,

   Pôle Nord,

   HOH OHO

   Canada

 

Très cher père Noël,

Je ne veux pas prendre la place d’un enfant rempli d’espoir et impatient de te défiler ses désirs. Je suis une vieille femme et c’est la première fois que je t’écris. Je sais qui tu es depuis toujours, galopant dans le ciel enneigé de décembre, ta longue barbe figée de givre, ton gros ventre habillé de rouge, ta lourde voix projetant des cavalcades de rires et ton traîneau rempli d’immenses cadeaux à faire rêver tous les bambins de la planète.

Il y a très longtemps, j’ai eu quelques enfants qui, comme moi, n’ont pas vraiment appris à te connaître. Une ou deux fois jadis, je les ai conduits dans un centre commercial rempli à craquer d’automates courant à gauche et à droite, les bras remplis d’emplettes emballées dans des papiers scintillants, bariolés d’images de Noël.

Puis, arrivés en plein centre de la foire alimentaire, quelle surprise ce fut de te voir, gigantesque, affalé sur les gros coussins de velours rouge d’un immense trône rouge avec à tes pieds une armée de poinsettias au garde à vous.

Tout ce qu’on voyait dans cet amoncellement de rouge c’était ton épaisse barbe blanche, ta moustache blanche et tes sourcils aussi blancs que la neige immaculée.

La petite tira ma manche pour demander qui était la dame à la main gantée, appuyée sur ton épaule. Et le plus vieux de lui répondre que c’était une fée, la fée des étoiles. Celle qui est censée donner des bonbons aux enfants.

Et sans rien demander, après presque une heure à la file indienne devant tes grosses bottes, chaque enfant reçut dans le creux de sa main une canne en bonbon presque aussi petite qu’un petit doigt de bébé.

Très cher Père Noël, nous étions pauvres et malheureux à cette époque, mais nous nous sommes réjouis de t’avoir vu, trônant comme le Roi de l’univers. Les enfants ont bu un chocolat chaud avec trois petites guimauves flottant sur le liquide chaud. Leurs sourires étaient tellement beaux à voir, chacun endimanché d’une moustache crémeuse.

Ils ont bien sûr demandé des frites, un burger, une pointe de pizza, n’importe lequel petit repas à l’extérieur du logis qui eut pu leur faire croire qu’ils étaient comme tous les enfants du quartier. Et j’ai dû leur promettre un macaroni au fromage Kraft, un vrai comme disait le plus vieux, pour finalement les sortir du centre commercial.

 

Très cher père Noël, ne t’inquiète plus pour nous. Nous avons amplement survécu. Les enfants ont terminé leurs études secondaires et se sont empressés d’aider maman en restauration. Caché, je ne sais où, nous avions tous les quatre beaucoup de talent en cuisine et plus spécialement en nourriture matinale. Et, année après année, en nous associant avec de valeureux partenaires, une grande chaîne d’établissements de déjeuners s’est immiscée un peu partout en sol canadien. Cher père Noël, ne t’inquiète plus pour nous. Les enfants ont enfanté à leur tour et une nouvelle lignée d’adultes résilients et courageux sont en train d’échapper au karma de leurs ancêtres.

 

Très cher père Noël de toutes les traditions, de toutes les légendes, de tous les contes et de tous les folklores, ce Noël-ci, entre tous les Noëls, sera particulièrement triste et douloureux.

Là-haut dans ton atelier, tu entends certainement tout ce qui se passe sur la planète. Des choses innommables et inoubliables arrivent ici-bas depuis les débuts de l’an 2020. Chaque jour, un nombre quasi incalculable d’êtres humains sont attaqués par un virus mortel. Les hôpitaux sont bondés, les aides-soignants sont exténués, les personnes âgées se retrouvent emprisonnées dans leurs logis, nos politiciens sont à bout de souffle, les travailleurs portent un masque et les enfants sont obligés d’apprendre à grandir cent fois plus vite qu’avant.

 

Je demeure au Canada, cher père Noël, un pays situé dans la moitié supérieure de l’Amérique du Nord. Plus spécifiquement dans la province de Québec, elle-même située à une distance de 4 226,71 kilomètres au sud du Pôle Nord.

Nous sommes donc presque voisins; peut-être pourrai-je te chuchoter à l’oreille? Peut-être pourrai-je te suggérer pour cette année d’oublier les gros cadeaux qui alourdissent ton traîneau? Peut-être pourrais-tu demander à tes lutins de se transformer en bonnes fées capables de concocter des élixirs magiques?

Imagine, père Noël, des millions de petites fioles de courage, de résilience et d’amour tombant du ciel! Imagine tous les habitants de la terre recevant cette pluie d’espoir sur leur tête et dans leur cœur!

 

Chaque année, des millions d’enfants vous envoient par la poste des millions de lettres sans réponse parce que nous savons tous que ce sont les parents qui achètent les cadeaux. Cette année c’est différent. Toute notre vie est bouleversée.

Et nous avons besoin de miracles pour nous en sortir. Nous avons besoin de magie, besoin de force, d’endurance et de détermination pour patienter jusqu’à ce qu’un bienheureux vaccin arrive et démantèle les attaques du malin.

Je vous embrasse bien fort, très cher père Noël. Et j’espère quand même que mon arrière-petit-fils de deux ans trouvera quelques petites bricoles dans son bas suspendu.

        ❤️

     Cora

 

Psst : Entre temps, très chers lecteurs, virez vos parapluies à l’envers et recueillez toute cette pluie d’espoir que vous enverront les lutins de Noël.

Ouvrez vos fenêtres et vos cœurs et entendez le bruissement des forces de l’Univers à l’œuvre pour nous sauver.

 

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