Catégories

Archives

  • septembre 2021
  • août 2021
  • juillet 2021
  • juin 2021
  • mai 2021

Suivez-nous sur facebook

Inscrivez-vous
à notre infolettre

Recevez les toutes dernières nouvelles entourant l'univers de Cora de plus que nos promotions directement dans votre boîte courriel!

M'inscrire

2 juillet, 2021 |

Me voici donc plume scribe et messagère d’amour.

J’ai piétiné par deux fois le Louvre de Paris et j’ai vu de très près la Joconde, au sourire énigmatique, la Vénus de Milo, retrouvée sans bras sur une île grecque, ainsi que le Sacre de Napoléon, réalisé par son peintre officiel Jacques-Louis David.

 

Et pourtant, ce matin, comme chaque matin, marchant à lente vitesse, je me suis extasiée. Oui, oui, mes yeux inondés d’émotion, je m’arrête et contemple un chef-d’œuvre de la nature. Directement tombées de la main de Dieu, les fleurs sauvages enjolivent et parfument le ruban d’asphalte vieilli sur lequel mes pas avancent hésitants. Ici et là, le blanc des marguerites scintille comme des étoiles dans une nuit multicolore. Et telles de grandes mains ouvertes, les grappes de panais sauvage d’un jaune éclatant s’étirent dans le ciel encore frisquet. À gauche, devant moi une famille de lupins mauves et roses ouvrent à la lumière leurs multiples paupières. À les entendre frissonner, on dirait que les longues grappes se chuchotent des secrets; ou peut-être est-ce la brise matinale attisant le rouge intense d’une escouade de coquelicots égarés?

 

Cette délicieuse manie d’observer les fleurs sauvages remonte à mon enfance. Je m’en souviens tellement. Surtout du buisson de rosiers sauvages dont l’odeur enivrait nos jeunes narines. Presque à chaque jour de l’été, je cherchais de jolis bouquets pour offrir à maman, pour qu’elle puisse sourire ou me flatter tendrement la joue. Elle aimait particulièrement les petites boules roses des trèfles sauvages, les campanules en grappes, le chardon piquant les doigts et les quatre-temps tapissant l’orée des sous-bois.

 

De nos jours, on répare les routes chaque printemps, on balaie et lave l’asphalte plusieurs fois et pourtant je n’ai jamais vu quelqu’un arroser les fleurs sauvages. Je suppose que ce sont les anges qui s’en occupent, car elles sont magnifiques.

 

Entreprenant mon dernier quart de siècle de vie sur terre, je suis résolue à faire de chaque jour « un » 24 heures magnifiques. Je vous en ai déjà parlé, la pandémie mondiale qui occupe la planète depuis mars 2020 a beaucoup aidé à ce que je me détache du quotidien de l’entreprise. Ainsi je suis demeurée « confinée » dans ma maison des Laurentides durant 16 longs mois, à réfléchir, à lire et à reconnecter avec ma passion pour l’écriture.

 

Tous nos restos à travers le Canada étant fermés au public, la divine Providence veillant sur moi a fait surgir dans nos esprits le besoin de trouver une façon de demeurer connectés avec nos précieux clients. Nous ne pouvions plus vous nourrir avec brio, mais nous insistions pour coller nos cœurs tout près des vôtres pendant cette longue absence de réjouissances. Et c’est ainsi que la Lettre est apparue. Tout comme jadis, avant même l’invention du téléphone, la missive transportait tantôt l’information, tantôt la nouvelle et très souvent les mots d’amour impossible d’échanger en personne. 

 

Nous avons vite choisi la Lettre pour établir un long corridor d’amour entre notre entreprise et vous, très chers et précieux clients. Et, bien naturellement, qui mieux que notre fondatrice, sa verve, son vécu, ses souvenirs et sa jolie plume, pour s’approprier ce sublime ouvrage?

 

Cette nouvelle vocation m’a sauvé la vie. Oui, oui, moi, qui voulais tellement reconnecter avec ma passion d’écrire, voilà qu’on me sert sur un plateau d’argent une occasion en or de le faire.

 

Dès la première lettre intitulée « Ça va bien aller » et publiée le premier jour d’avril 2020, mon cœur s’est mis à bourdonner d’amour. Et cet exercice impromptu d’écriture est devenu pour moi, chaque semaine, un exercice magique.

 

Cette lettre d’aujourd’hui étant la 73e, je peux presque affirmer que je n’ai qu’à trouver un sujet, un souvenir émergent, un personnage marquant, ou un titre et hop! Les mots tombent sur la page aussi gentiment qu’une fine pluie d’été.

 

Plusieurs anges tirant les ficelles, je ne suis jamais inquiète de manquer d’encre, de mots ou de souvenirs. Et j’aime tellement être cette messagère, celle qui emballe tout l’amour de son cœur et qui, empressée, vous le porte chaque dimanche matin.

 

J’ai vraiment adoré mon travail de cuisinière, toutes ces années de commerce. Je me réjouissais d’offrir à mes clients leurs premières bouchées de nourriture, chaque matin. Et voilà que par miracle, je peux continuer à le faire chaque dimanche matin avec mes petits déjeuners de mots. Je me sens bénie par cette opportunité merveilleuse de pouvoir continuer à vous aimer de près, vous tous très chers clients et amis de notre entreprise.

 

OUF! Cette pandémie m’a quand même apporté du bien malgré la peur de succomber à son méchant virus. Elle m’a détachée gentiment du quotidien de l’entreprise et à titre de Cheffe de l’orientation conceptuelle, je suis devenue la plume et la messagère officielle des Lettres d’amour, destinées à tous nos lecteurs, amis, clients et futurs clients du gros Soleil jaune.

 

             Cora 

               ❤️

Psst!   Invincible Maître d’en haut, puisses-tu encore très longtemps,

           me garder disponible pour donner et accueillir autant d’amour.

 

 

 

Catégories

Archives

  • septembre 2021
  • août 2021
  • juillet 2021
  • juin 2021
  • mai 2021

Suivez-nous sur facebook

Inscrivez-vous
à notre infolettre

Recevez les toutes dernières nouvelles entourant l'univers de Cora de plus que nos promotions directement dans votre boîte courriel!

M'inscrire