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1 janvier, 2021 |

Un magnifique canard blanc!

Je me suis réveillée ce matin avec l’impression de tenir dans mes bras un immense bouquet d’historiettes à raconter. Comme un cadeau reçu d’un ange bienveillant qui savait qu’hier après-midi, je me morfondais à l’idée que le puits de ma mémoire puisse s’assécher. Et pourtant ce matin, de nouveaux souvenirs dansent sur ma table de cuisine. Ils ricanent et se taquinent les uns les autres pour savoir lequel entrera dans le texte le premier. Et, sans crier gare, un magnifique canard blanc plonge dans ma page. M’apparaît alors une précieuse histoire qui allait nous enseigner que « tout ce qu’on donne nous revient au centuple ».

 

À nos débuts, dans le premier petit boui-boui, plusieurs clientes s’étaient attachées à moi. Elles venaient déjeuner le matin et sachant que mon service s’achevait vers 16 h, elles revenaient en fin d’après-midi pour un thé, une pointe de gâteau et un brin de jasette avec la patronne. Elles avaient besoin de parler, de se confier. Et moi, j’avais grand besoin de faire partie du vrai monde, besoin d’avoir des copines, des complices et des oreilles prêtes à entendre ma prochaine recette de persévérance.

 

Nico était l’une d’entre elles. Instruite et curieuse, elle avait toujours une histoire abracadabrante à raconter; « des pages de vie » qu’elle les appelait. Comme celle de son ex qui, au retour d’un safari africain, l’avait expulsée de leur résidence cossue pour y introduire une jeune entomologiste qu’il avait rencontrée lorsqu’elle faisait l’inventaire d’insectes nuisibles en Afrique du Sud. Issue d’une famille très aisée, Nico avait dilapidé son héritage à essayer de reprendre son chez-soi adoré. Elle a tout perdu, y compris le château, le standing, les amis riches et ses propres enfants qui, selon ses dires, préférèrent l’opulence du père au chagrin de leur mère. Heureusement qu’avec son immense culture, elle dénicha un travail de bibliothécaire. Elle y travaillait depuis huit ans lorsque je l’ai rencontrée.

 

Je me souviendrai toujours de sa triste histoire parce que, quelques jours après la naissance de mon premier petit-fils, Nico m’a apporté un magnifique canard blanc de porcelaine lui ayant servi de jarre à biscuits dans l’opulente cuisine de son ancienne vie. À ses dires, c’était « l’un des rares objets précieux récupérés après la chicane juridique ». Tout blanc avec un long cou et le bec peinturé du même jaune que mon soleil, le canard était quasiment aussi gros qu’un vrai à maturité. Lorsque j’ai serré dans mes bras ce magnifique oiseau sauvé des eaux, il devint presque immédiatement l’inspiration de la Fondation Cora.

 

Parce que deux jours plus tôt, en voyant naître mon premier petit-fils, une nouvelle inquiétude avait serré ma gorge. Nous qui avions si peu de moyens, comment arriverions-nous à assurer à cet enfant un avenir confortable?

C’est en tirant le cou du canard pour l’ouvrir que j’ai trouvé la solution. Parce que l’enfant pesait six livres à sa naissance, j’allais à partir de ce jour même, mettre 6 $ de ma poche dans le ventre du canard. J’ai donc installé l’oiseau domestiqué sur une tablette derrière la caisse et, à chaque fermeture, j’y enfonçais l’argent avec fierté.

Cela a duré trois ans jusqu’à l’ouverture du deuxième resto où j’ai décidé que nous allions maintenant mettre dans le canard 6 $ par jour par restaurant. Puis, obligée de tenir la comptabilité du canard, ma fille décida que nous allions juste additionner tous les montants dans un agenda. Puis, à l’ouverture du troisième resto, ce fut 18 $ par jour dans l’agenda, jusqu’à ce que nous ayons besoin de gratter tous nos fonds de tiroirs pour acheter un Delicatessen en décrépitude et le convertir en restaurant de déjeuners.

 

Comme nous manquions d’argent, nous avons décidé d’emprunter celui du canard pour l’investir dans ce quatrième restaurant d’une chaîne qui, dix ans plus tard, aura déjà 80 établissements. Nous ne connaissions pas l’avenir en 1991, mais il devenait évident que la famille pourrait s’occuper de son rejeton sans difficulté. Nous avons donc cessé d’accumuler les 6 $ par jour par restaurant et avons décidé que l’argent déjà accumulé dans le canard deviendrait, au moment opportun, le premier montant donné à la Fondation Cora. Depuis ce jour, des centaines d’occasions se sont présentées pour aider des enfants ayant des besoins beaucoup plus pressants que les nôtres à cette époque.

 

Pendant dix ans, par nous-mêmes et avec l’aide de nos franchisés, nous avons amassé pour les enfants tous les profits d’un grand tournoi de golf annuel très prisé par tous nos fournisseurs, collègues et partenaires de l’entreprise. Puis ce fut des soupers-bénéfice chaque année auxquels se sont ajoutés mes cachets de conférencière et les droits d’auteur de mes livres.

 

À mesure que notre réseau grandissait et que les besoins des enfants décuplaient, nous avons pris la décision de concentrer toutes nos distributions d’argent à l’unique grande œuvre du Club des petits déjeuners. Un organisme entièrement dédié à offrir des petits déjeuners aux enfants fréquentant des écoles de quartiers défavorisés à travers le Canada.

 

Depuis quelques années, en très étroite collaboration avec chacun de nos franchisés, nous avons aussi trouvé un moyen très efficace d’amasser des fonds pour le Club. Chaque client de chacun de nos restaurants a maintenant la chance de contribuer à nourrir des enfants qui, très malheureusement, arrivent à l’école le ventre vide. Chaque fois qu’une personne choisit le Déjeuner du Club, un délicieux déjeuner de la catégorie « sucré-salé » très bien identifié dans la page des plats d’œufs de notre grand menu, 50 sous sont remis au Club des petits déjeuners.

C’est notre façon à nous d’aider les enfants nécessiteux à réaliser leur plein potentiel, un petit déjeuner à la fois.

Chaque jour, le Club des petits déjeuners permet de servir plus de 257 000 déjeuners nutritifs dans 1 880 écoles au Canada et offre ainsi une chance égale d’apprendre à de très nombreux enfants.

 

Nous avons tous besoin les uns des autres et c’est essentiel de donner, de faire notre part dans la mesure où nous le pouvons. J’ai jadis eu besoin de Nico pour me témoigner un peu de chaleur humaine et elle a eu besoin de moi pour entendre son chagrin. Elle m’a donné un magnifique cadeau qui, à son tour, m’a inspirée à aider le plus d’enfants possible.

      ❤️

   Cora

 

Psst : Très chers lecteurs, je suis un peu biaisée, mais je crois fermement que chaque fois que vous vous joindrez à nous pour appuyer la cause du Club des petits déjeuners du Canada, donner n’aura jamais été aussi délicieusement agréable. En choisissant NOTRE DÉJEUNER POUR LE CLUB vous recevrez dans une grande assiette deux œufs cuits à votre goût, quatre belles tranches de bacon croustillant, des patates rôties juste à point ainsi qu’une délicieuse grosse tranche de pain brioché trempée dans notre savoureux mélange à pain doré et, une fois cuite, nappée de caramel salé et d’une petite montagne de tranches de bananes bien fraîches.

C’est à vous lécher les doigts tellement c’est bon!

 

 

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