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3 avril, 2021 |

Une belle leçon de détermination

Jadis, il y a plus de soixante ans, j’étais une belle jeune fille en première année de collège. Studieuse et vaillante, j’adorais apprendre l’histoire des différentes civilisations, la littérature et les langues anciennes. Réservée et plutôt intellectuelle, je passais mon temps libre à lire le plus possible, à chercher des mots dans le Larousse et à griffonner un peu partout de jolis poèmes dont les lignes à tout prix devaient avoir la même sonorité finale. C’était la mode à cette époque de vouloir ressembler à Verlaine ou à Rimbaud.

 

Je me souviens, le programme d’études comprenait aussi « la culture physique » obligatoire et je n’aimais pas ça. Je devais changer de souliers, enlever mon bel uniforme bleu marin, ma blouse d’un blanc immaculé et mes longs bas beiges pour revêtir un blouson très large et un short m’allant jusqu’aux genoux. Le professeur de gymnastique était assez jeune. Il commençait la session par nous faire courir cinq fois autour du gymnase en hiver et encore plus longtemps lorsque la température nous permettait d’être dehors. Ouache! Je détestais cette discipline. J’étais nulle en exercice physique, du moins c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’arrivent les olympiades de fin d’année. Jusqu’à ce que le joli professeur me traite de « svelte aux grandes jambes ». Il voulait que je participe à la compétition intercollégiale et il avait choisi pour moi le saut à la perche.

 

J’étais émue du compliment, mais totalement réfractaire à toute compétition physique. J’étais nulle au ballon-chasseur, au tennis, au badminton, et même à la baignade pour le plaisir. M’étirer les membres de toutes parts, grimper, sauter, danser, nager ou même courir, je haïssais ça.

Alors, d’imaginer me propulser dans les airs assez haut pour franchir une haute barre sans la toucher, cela m’était totalement impossible. Juste à y penser, j’avais le vertige. Le professeur insistait pourtant. Et Dieu sait quel ange parlait à sa place lorsqu’il m’amena la longue perche pour m’entraîner.

 

Faut dire que j’ai toujours cru qu’un monde de divinités existait là-haut. Et qu’à l’occasion, un ou une d’entre elles se manifestait dans ma vie pour faire arriver un miracle, un non qui se transforme en oui, un IMPOSSIBLE en POSSIBLE. Me disant que j’avais probablement besoin d’apprendre quelque chose, j’ai pris la perche dans ma bonne main, la gauche, et j’ai commencé à pratiquer une petite course d’élan d’une cinquantaine de mètres. L'objectif était de rapidement prendre de la vitesse pour être capable de la transmettre à la perche en la plantant dans le sable en même temps que je devais propulser mon corps plus haut que la barre horizontale placée pourtant assez haut dans le ciel.

 

Je trébuchais chaque fois. Je tombais par terre, le nez dans le sable, le corps meurtri et la barre atterrissant dans mon cou. À chaque chute, j’essayais de convaincre le professeur que j’étais trop pesante avec des bras trop gros et des jambes trop longues. Mais celui-ci riait chaque fois, me répétant que le physique était parfait pour accompagner la légèreté de la perche.

 

Comment m’avait-il si facilement convaincue d’accepter ce défi? Et d’où me venait cette soudaine insistance à essayer encore et encore? Voulais-je à ce point réussir un saut, un petit exploit qui pour moi ne voulait absolument rien dire? J’étais confuse, déconcertée. En me relevant pour la énième fois, ce jour-là, j’ai eu l’impression de voir dans les estrades une dizaine d’anges compatissants allongeant leurs baguettes magiques vers moi. J’allais continuer, ils me l’ont chuchoté dans ma tête.

 

Après cinq semaines de pratique à chaque jour de collège, j’enjambais la barre sans difficulté, mais elle tombait avec moi dans le sable. Le professeur m’expliqua qu’il s’agissait maintenant de maîtriser la bonne posture du corps afin de pouvoir le projeter plus haut que la barre. Il me fallait arquer ma colonne vertébrale un peu comme en demi-cercle, passer la tête en premier, soulever le tronc et laisser suivre les jambes avec mes pieds qui devaient être plus haut que ma tête. Il me fallut six autres semaines à me comporter en immense condor de Californie essayant de franchir la haute barre sans y toucher. Puis arrivèrent les olympiades.

Je n’ai pas battu de record, mais j’ai gagné la compétition… par défaut. En effet, celle qui a sauté un tout petit centimètre plus haut que moi a légèrement effleuré la barre avec son talon.

 

J’ai passé plus d’une dizaine de semaines à chuter, à reculer pour reprendre mon élan et à rechuter avec la barre qui, bien souvent, accostait sur ma tête. Où diable avais-je donc trouvé cet entêtement à réussir ce saut dans les airs? Était-ce le compliment du joli professeur? Avais-je à ce point besoin d’une médaille pour épater qui que ce soit?

 

J’étais une jeune fille à peine sortie de l’enfance lorsque cette olympiade du collège m’a appris la DÉTERMINATION; une valeureuse qualité qui allait grandement me servir pour réussir en affaires, pour avancer dans la vie et pour oser l’écriture aujourd’hui. Dieu sait combien de fois je me suis souvenu du saut à la perche dans ma vie.

 

Moi qui ai dû supplier encore et encore mes parents pour qu’ils acceptent de m’inscrire dans un collège d’études classiques parce que je rêvais d’être écrivain.

Moi qui, en dernière année, ai dû abandonner ce rêve pour m’occuper d’un premier enfant, puis de deux autres pendant un mariage tellement affreux que j’en ai presque perdu la boule. Et moi qui ai dû m’enfuir avec les enfants et travailler à outrance pour survivre.

 

On peut dire que la barre m’est tombée sur la tête plus d’une fois après le collège, mais Dieu merci, la DÉTERMINATION infiltrée très tôt dans mes veines, m’a relevée chaque fois.

 

Et lorsqu’à 40 ans, j’ai débuté dans les affaires, j’avais déjà une barre très haute à conquérir dans ma tête. L’exercice du saut à la perche est demeuré vivant en moi pendant toutes ces années.

 

Et à force de pratique, d’essais et d’erreurs, de travail acharné et d’amélioration continue, une magnifique marque de commerce s’est installée dans le ciel canadien; un SOLEIL illuminant les déjeuners de millions d’adeptes de nos établissements. De tout mon cœur, j’en remercie les forces d’en Haut qui m’ont appris, assez tôt dans ma vie, le courage, la ténacité, la patience et la détermination. Je sais que j’ai encore beaucoup de choses à pratiquer, des millions de lignes à écrire et autant « d’avance-recule-et-recommence ». Mais je n’ai pas peur. Les anges sont avec moi.

 

ABRAHAM LINCOLN a essuyé 23 défaites aux élections avant d’être élu Président des États-Unis à l’âge de 60 ans.

WALT DISNEY a frappé à plus de cent portes de banque avant de trouver du financement pour ses premiers projets.

Après plus de 700 essais infructueux, THOMAS EDISON a finalement réalisé son rêve en inventant l’ampoule électrique.

L’Anglaise J. K. ROWLING était une mère célibataire vivant de l’aide sociale lorsqu’elle a commencé à écrire le premier Harry Potter.

       ❤️

    Cora

Psst : Je peux dire que toute ma vie a été une longue pratique de saut à la perche. Oserai-je espérer que mon dernier saut me propulsera tout là-haut, avec les anges et les archanges?

 

 

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