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22 août, 2020 |

Vous m’avez presque évité la folie!

Car qui sommes-nous sans l’autre à qui parler?

Oui, oui, comme vous tous, j’ai profité des mois de confinement pour faire le grand ménage de la cabane. Et surtout des tiroirs rarement fréquentés, des garde-robes de fringues qui attendent que je maigrisse ou que j’engraisse et des multiples accessoires colorés qui, à eux seuls, suffiraient à ouvrir un comptoir au marché aux puces. J’ai aussi rangé de bord en bord le garage double et lavé les planchers de ciment à la brosse.

Puis, j’ai moi-même désherbé toutes les plates-bandes autour de la maison.

De la forêt avoisinante, j’ai même déterré des plants de lupins sauvages pour les transplanter ici et là autour de ma galerie. Et je les ai arrosés, bichonnés, surveillés tout l’été jusqu’à ce qu’ils reprennent vie. J’ai aussi fait pousser des oignons, du céleri et de délicieuses fines herbes dans des pots, sur les comptoirs de la cuisine. Et tous les trois jours, en revenant de ma marche matinale, j’ai rapporté un nouveau bouquet de fleurs sauvages pour garnir la table de cuisine sur laquelle je suis installée pour vous écrire.

J’ai pratiqué de nouvelles recettes et en ai partagé d’autres avec vous. En plus, j’ai appris à faire du caramel en lisant. Le meilleur caramel au monde, oserai-je dire!

 

Puis, presque chaque jour, en fin d’après-midi, après la douche et avant le souper, j’ai fait une balade en Mini Cooper sans débarquer nulle part. Juste pour changer d’air et écouter les nouvelles à Radio-Canada.

 

Jadis, avec mon ancienne ardeur de folle au travail, je rêvais toujours de quelques jours d’isolement à la maison pour ne rien faire; lire, regarder des films et barbouiller des poèmes dans mon calepin secret. Et, mi-mars enneigé, voilà qu’un méchant virus me sert une platée de solitude aussi grosse qu’un dragon à manger toute seule. Moi qui me réjouissais de pouvoir calmer mes hormones, j’étais bien servie, pensai-je?

 

Mais cela ne dura que le temps d’épuiser mon trop-plein d’énergie. En effet, tout tranquillement, le monstre dans l’assiette ouvrit un œil, puis la gueule, puis la langue remplie de mauvaises nouvelles et soudain, comme un vent décidé à détrôner le David de Michel-Ange, une flamme invisible s’est mise à m’assécher le cœur. Et j’ai vite réalisé que je m’ennuyais de mon monde. Du visage réconfortant de mon jeune fils, des bras généreux de ma fille et de l’affection sincère des multiples petits enfants. Je m’ennuyais également des sourires des collègues de travail, de la complicité de quelques bons amis et surtout de l’humain au bout de mon regard. Car qui sommes-nous, sans l’autre à qui parler?

Et voilà que juste à temps, avant que mon cœur ne se mette à pleurer, les merveilleuses abeilles qui prennent soin de nos communications me suggèrent d’écrire sur la page Facebook de l’entreprise quelques mots à l’attention de nos chers clients privés temporairement de nos savoureux déjeuners.

 

Je vous le jure, j’ai tué le dragon en criant ciseau! Et quel magnifique bonheur ce fut pour moi que cette possibilité de joindre chacun et chacune d’entre vous.

J’ai vécu tellement longtemps dans l’attente de choses que je trouvais très importantes comme l’acquisition d’un meilleur équipement de cuisine, l’ouverture du cinquième resto, le premier contrat de franchise, l’inauguration du centième restaurant, un premier prix mirobolant sur la scène nationale, la médaille du gouverneur général du Canada, et ceci et cela de toujours prestigieux!

 

Et aucun de ces exploits n’a pu émouvoir autant mon cœur que de vous écrire chaque semaine ces petites lettres qui m’ont permis de découvrir la tendresse qui existe à partager notre présente et commune condition ainsi que la mutualité de nos émotions.

Moi qui ai pratiquement toujours été seule dans ma tête, dans mes aspirations et dans mon écriture, voilà que la vie m’envoie l’autre, toutes vous autres qui me lisez et avec qui je peux partager ma joie de raconter des histoires.

Cette tendresse qui s’est installée dans mon cœur et entre nous démolit peu à peu le trop sérieux personnage que j’ai eu trop souvent l’impression de devoir être en public. Et tous vos bons mots à mon égard, vos délicieux commentaires et votre affection soutenue ont fait fondre ma rigidité de grand patron.

Non seulement vous m’avez presque évité la folie, mais grâce à vous, grâce au partage ici et là de morceaux de mon quotidien, je peux maintenant envisager un bien meilleur équilibre entre responsabilités, joie de vivre et créativité. J’aspire à cette longue vieillesse remplie de petits bonheurs au quotidien, de tendresse et d’histoires abracadabrantes à raconter.

 

Vous devez aussi savoir qu’à chaque parution, je meurs d’envie de prendre le thé avec chacun, chacune d’entre vous. D’échanger par-dessus la clôture comme si nous étions voisines ou d’arriver dans un resto et d’immédiatement vous reconnaître.

Mon cœur ronronne d’amour tout le temps que je passe au clavier. À fouiller dans ma tête, à attendre qu’une histoire émerge et à chercher les mots justes pour la raconter.

Et le dessert c’est toujours d’oser vous communiquer mon émotion et de presque pleurer tellement j’apprécie cette chance inouïe de vous avoir avec moi, entre les lignes de chaque lettre.

     ❤️

   Cora

  Psst : Ne vous inquiétez pas, je vous donnerai la recette du meilleur caramel au monde dans une prochaine lettre.

 

 

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